Si l’Euro disparaît, ce n’est pas grave, on me paiera autrement…

Devises - balanceLa valorisation des marques

Aujourd’hui, les marques ont la même valeur que nos institutions dans l’esprit du grand public. Elles les dépassent aujourd’hui d’ailleurs significativement en termes d’engagement. Amazon inspire plus confiance que JPMorgan, c’est un fait. Certaines grandes marques ne mettent plus leur nom à côté de leur logo. Plus besoin, nous les connaissons. Nike ne fait plus le marketing de sa marque mais plutôt du sport sur lequel elle souhaite se développer ; jusqu’à arriver à démocratiser certains sports de part sa stratégie de conquête de nouvelles pratiques. Elles ne marketent que les produits qu’elles souhaitent voir prendre des parts de marché. Leurs produits se développent et évoluent en fonction de leur rareté et de leur propre valeur, la Jordan est un exemple. Elles développent leur propre propre communauté d’aficionados, donc une forme de monnaie (ou devise) se crée au sein de cette communauté.

La décentralisation des devises

La valeur n’est plus le fruit de la devise en vigueur, mais le fruit de ce que l’on veut bien lui accorder. Acheter mon café avec mes points Starbucks, payer mon site WordPress avec des Bitcoins est une autre approche du paiement et donc de la valeur que l’on donne a une devise.

Les nouvelles technologies et les nouvelles facilités de paiement nous amènent à croire que la démultiplication des moyens de paiements, pour une multitude de produits différents, tend à décentraliser l’argent des institutions dites de contrôles. La courbe exponentielle que prend celle du progrès technologique n’est pas pour contredire.

Le troc n’est pas encore de retour mais la décentralisation des devises ainsi que la baisse de confiance générale envers les institutions gouvernantes et les institutions bancaires font changer les habitudes. La devise la plus évoluée semble toujours être le Bitcoin à ma connaissance. Une monnaie sans organe central de contrôle… Mais là n’est pas le point.

La confiance : un must indissociable du global branding

Le point intéressant pour notre métier c’est le changement de paradigme dans le branding ou le marketing que l’on fait des produits ou des services. Si toutes les marques développent leurs propres devises ? Les cartes cadeaux en sont les prémisses… So what ? Si je peux acheter mon livre avec des Coins Amazon, quelle est la valeur du bouquin en Euros ? Cette valeur sera surement définie par la marque elle-même. Mais pour donner ma devise à Amazon je dois lui faire confiance.

Et pour avoir ma confiance,  l’entreprise doit la gagner. Et pour la gagner elle doit me convaincre et me séduire… Tout ça pour dire que si l’Euro disparait au profit d’une décentralisation des flux monétaire ce n’est pas grave.

On aura toujours besoin du marketing (même avec le big data), et donc de nous, pour comprendre et proposer un bien ou un service à un consommateur de plus en plus difficile à convaincre, dans un contexte de plus plus évolutif… 

Alexandre M.

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