Bus électriques : Les métropoles doivent montrer l’exemple

juin 08, 2016
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A vos projets ! 

..La pollution, le bruit, l’odeur, autant de choses que chacun d’entre nous subit en se baladant en ville. La faute au ballet incessant de véhicules polluants. Dans les métropoles, les projets ne cessent de se développer pour modifier nos habitudes de déplacement. 

Le vélo est mis en avant avec une multiplication des pistes cyclables. La mise à disposition de vélo comme les vélib’, les aides financière pour l’achat de vélo électrique, sont aussi à noter. La voiture est limitée dans nos centres villes; taxation pour circuler dans Londres, diminution de la vitesse dans les centres villes et sur les périphériques, circulation alternée sur Paris….

Tout est mis en place pour nous pousser à emprunter des moyens de transport moins polluants et  utiliser les transports en commun.

Les parcs relais se développent dans les banlieues. Les transports en commun se densifient, se modernisent et de nouvelles lignes se créent (projet du Grand Paris).

Nos villes doivent se bouger.

Cependant les métropoles doivent encore montrer l’exemple. En effet, malgré toutes les efforts les pics de pollution sont toujours d’actualité. Pour y palier les industriels et les constructeurs développent depuis une dizaine d’année des solutions de bus écologiques, avec les bus hybrides et les bus 100% électriques.

Dès 2009, la Chine devenait le leader du marché. Avec le déploiement d’une centaine de bus électriques dans le cadre de son programme « Ten Cities, Thousand Vehicles » l’objectif est fixé. En 2012 l’Uruguay et le Brésil annonçaient leur volonté d’acquérir environ 500 bus électriques

La course au bus électrique est en marche !!!

Le premier bus 100% électrique rechargeable en 15 secondes est  mis en circulation en mai 2013 à Genève.

Le projet TOSA : T = Transports publics genevois, O = Office de Promotion des Industries et des Technologies, S = Services industriels de Genève, et A = ABB.

Ce projet apporte une nouvelle technologie sur le marché pour recharger les batteries de ces bus électriques. 3 ans plus tard, la Chine se dote d’un bus électrique se rechargeant en 10 secondes, le plus rapide au monde.

La concurrence entre les industriels sur ces systèmes est très accrue. En effet, ces marchés représentent des opportunités de développement considérables. Pour cela chacun met en avant des technologies différentes et innovantes. Recharge express lors des arrêts par le haut du bus, recharges facilitées grâce à l’aménagement des voies sur des parties du trajet, ou batterie avec une grande autonomie permettant une recharge au dépôt, à chacun son va tout.

C’est qui le plus le green ? 

La concurrence entre les métropoles pour devenir The ville verte est aussi très forte. A l’occasion de la Cop 21, la RATP annonçait sont projet d’une flotte 100% écologique, avec 20% de bus carburant au biogaz et 80 % de bus électriques.

Les pays Bas sont les pionniers dans l’accroissement de l’intermodalité vélo – transport en communs. La région continue de favoriser le développement aussi des modes de transport écologiques.

Marrakech a annoncé la mise en circulation de bus électriques courant 2016. Objectif, être opérationnel pour l’accueil de la COP 22 en Novembre prochain. De même Casablanca aussi va s’équiper de ce type de bus.

Le pied sur le frein… 

Les métropoles françaises et internationales sont en quête de ces nouvelles technologies. Cependant, plusieurs freins importants bloquent la démocratisation de celles-ci.

Le prix tout d’abord, car les bus électriques restent souvent très cher, en moyenne le double d’un bus classique. Les infrastructures elles aussi représentent un investissement conséquent à prévoir et ce, quelque soit la technologie choisie. L’autonomie et la capacité des bus amènent quant à elles des problématiques de logistique. Il est encore rare de voir des bus électriques articulés, ayant une autonomie de plusieurs kilomètres.

Reste à espérer que ces changements se fassent rapidement. La législation à son rôle à jouer ! La loi sur la transition énergétique pour la croissance verte oblige les autorités organisatrices de transport à s’équiper, dès 2025, de véhicules à faible émission.

L’UE, au travers du Comité Européen de Normalisation, devrait d’ici 2019 demander la standardisation de la recharge électrique. Des directives Internationales Iso/IEC sont aussi attendues pour 2020.

Le changement est donc annoncé. Il ne reste plus qu’aux métropoles à suivre les rails vers des transports plus écologiques, et pourquoi pas vers une ville sans voiture…

Emilie M.

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